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  Cinéma >  La Soif du mal, Welles > 1. Découvrir l'oeuvre

Objectifs :  

- Découvrir l'oeuvre de Welles

​- Construire des hypothèses sur l'oeuvre

- Présenter les personnages et faciliter

la compréhension de l'intrigue

- Enoncer la problématique liée à cette oeuvre

Public visé : Collèges et lycées

Activités proposées :
Découverte de l'oeuvre à travers différents documents

 

Etude réalisée en partie à partir du dossier d'Emmanuelle André de 2001,http://www.scenenationaledebesancon.fr/sites/default/files/fichiers/soif-du-mal-dossier-profs-2001.pdf

FICHE TECHNIQUE DU FILM

États-Unis, 1958
Titre original Touch of Evil

 

 

 

Réalisation Orson Welles

Scénario Orson Welles

d’après un scénario de

Paul Monash adapté du roman de Whit Masterson (pseudonyme de Robert Wade et Bill Miller), Badge of Evil (Manque de pot, 1956)

 

Musique : Henry Mancini et Joseph Gershenson

 

Tournage Hollywood (studios Universal) et Venice (extérieurs), hiver 1957-1958 Production Universal

Producteur Albert Zugsmith Producteur de la version corrigée selon les indications d’Orson Welles Rick Schmidlin

Film 35 mm, noir et blanc

Durée 93 minutes (version distribuée en 1958) ; 111 minutes (version restaurée en 1998)

 Sortie aux États-Unis Février 1958 Sortie en France Mai 1958

 

 

Interprétation

Avec : Charlton Heston (Mike Vargas), Orson Welles (Hank Quinlan), Janet Leigh (Susan Vargas), Marlene Dietrich (Tana), Joseph Calleia (Pete Menzies), Akim Tamiroff (Joe Grandi), Dennis Weaver (le veilleur de nuit).

 

I. MIEUX CONNAITRE LE FILM ET SON REALISATEUR :  

 

II. LES AFFICHES DU FILM :  

 

VOS RECHERCHES 

Observez attentivement les affiches.

 

1. D'après ces affiches, quelle pourrait être l'intrigue de ce film ?

2. Quels sont les différents personnages qui apparaissent ? Que pouvez-vous dire sur chacun d'eux ?

 

Complétez la fiche élève

 

 

INFORMATIONS SUR LE RÉALISATEUR :

Orson Welles est un réalisateur américain qui a

bouleversé le monde du cinéma par son sens

aigu de la mise en scène et de la narration.
1915-1985)

La consécration posthume d’Orson Welles est loin

de refléter la place qu’il occupait dans l’exercice

de son art. Son goût affirmé pour l’expérimentation l’amène très tôt à  bousculer les codes dominants, au risque de déplaire aux Studios. Aussi, après le coup d’essai magistral qu’est Citizen Kane, le parcours cinématographique de Welles sera jalonné d’obstacles : seulement 13 longs métrages en 40 ans et d’innombrables projets abandonnés. Les films aboutis subiront des sorts variables, au gré des producteurs qui n’hésitent pas à  l’en déposséder pour les remanier ou proscrire toute diffusion. Après Macbeth, réalisé pour un indépendant, Welles sera contraint de poursuivre sa carrière en Europe, récompensé par une Palme d’Or au Festival de Cannes (Othello, 1952). Initialement, c’est pourtant Hollywood qui a enrôlé à  grands frais ce jeune homme prometteur, fort du succès sulfureux de ses prouesses radiophoniques.

Né en 1915 dans le Wisconsin, Orson Welles se révèle, dès son enfance, pourvu de talents multiples. Orphelin à  15 ans, il a déjà  écrit, dirigé ou joué plusieurs pièces et visité Europe et Asie. Cette hyperactivité et ce mode de vie bohème seront siens jusqu’à  sa mort en 1985. Ainsi, les années qui précèdent Citizen Kane seront dédiées au théâtre (mise en scène et interprétation), à  la radio (feuilletons fantastiques légendaires) et, plus incidemment, à  la littérature populaire. Par la suite, pour financer ses films, Welles n’hésitera pas à  mener une carrière d’acteur de cinéma et à  monnayer son image auprès de tous types de médias. Cette vivacité protéiforme et cet attrait pour les voyages imprègneront son cinéma.

En avance dans son art, Welles fut toute sa vie en décalage sur son temps, un  » homme de la Renaissance dans l’Amérique du XXe siècle  » (André Bazin).

Source : http://www.transmettrelecinema.com/acteur/welles-orson/

Diaporama sur Orson Welles et son oeuvre :  

 

III. LA BANDE ANNONCE DU FILM :  (VO)

 

 

VOS RECHERCHES 

Visionnez la bande annonce.

1.  A votre avis, quels sont les thèmes abordés dans le film ?

2. Quelle est l'intention principale de cette bande annonce ?

3. D'après cette bande annonce, à quel genre ce film appartient-il ?

 

Complétez la fiche élève

 

Introduction de la brochure Lycéens au cinéma d'Emmanuelle André 

http://www.scenenationaledebesancon.fr/sites/default/files/fichiers/soif-du-mal-dossier-profs-2001.pdf

 

Si La Soif du mal avait été réalisé par un autre cinéaste qu’Orson Welles, le film aurait pu se contenter d’être un honnête thriller de série B. Le réalisateur partit directement du scénario que lui présenta Universal sans même vouloir lire le roman policier dont il était adapté. Préférant se « réapproprier » l’histoire, il retint prioritairement l’idée d’un policier forgeant les preuves nécessaires pour accuser ceux que son intuition lui désigne comme coupables. Au final, il s’agit d’un drame théâtral interrogeant la morale, la justice et la Loi. C’est dire que La Soif du mal est beaucoup plus qu’un polar, et François Truffaut pouvait dire à son propos : « Touch of Evil confirme une idée qui se vérifie à travers The Big Sleep, Kiss Me Deadly, Psycho : filmé par un metteur en scène inspiré, le thriller le plus ordinaire peut devenir la plus émouvante fairy tale : “tout grand art est abstrait”, dit Jean Renoir. » Autant qu’à la famille des grands films noirs, La Soif du mal appartient à celle des films maudits : Welles, interdit de montage, désavoua la version présentée par les producteurs d’Universal. De leur côté, ceux-ci ne soutinrent pas le film au moment de sa sortie. Sauvé – notamment en France – par un public et une critique enthousiastes, le film ressort en 1998 à la faveur d’un nouveau montage qui prenait en compte les consignes du réalisateur. Les partis pris esthétiques de Welles (noir et blanc très contrasté, cadrages déformant l’espace), son interprétation et celle de ses personnages (Marlène Dietrich en tenancière d’établissement louche...) font de La Soif du mal une œuvre unique, transcendant le genre du Film noir et devenue un « grand classique ». 

 

 

Problématique :  

- LA SOIF DU MAL, UN SIMPLE POLAR ?

VI. LA PROBLEMATIQUE DE L'ETUDE DE L'OEUVRE :  

 

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